
Les ressources naturelles renouvelables sont prélevées dans l’écosystème, et pas produites par le travail. Elles ne peuvent être durables que si les prélèvements sont inférieurs à la croissance naturelle1. Dès lors qu’il y a surexploitation, effective ou potentielle, des mécanismes de « gestion intentionnelle », c’est-à-dire explicitement orientés vers la durabilité de la ressource, sont nécessaires. Mais que veut dire « gérer des ressources naturelles » ? En effet, le terme « gestion » est ambigu. Il renvoie souvent à une conception technique (des règles, défi nies selon une rationalité technique), à des acteurs spécialisés, des organisations, des comités, à une volonté de tout rationaliser qui se heurte aux réalités écologiques et sociales. Or, gérer, c’est avant tout réguler l’accès et les usages. Par ailleurs, tout mode de « gestion » a des enjeux non seulement écologiques, mais aussi politiques, économiques, en termes d’exclusion sociale.
Cette Note de politique a été élaborée dans le cadre du projet Negos-GRN, qui a mobilisé de 2009 à 2012 six équipes de recherche et de développement de trois pays ouest-africains (Ipar et Enda Graf au Sénégal, Gersda et Amedd au Mali, Laboratoire Citoyennetés et Cinesda au Burkina Faso) autour de la promotion de la gestion concertée des ressources naturelles dans sept territoires de recherche-action, sous la coordination du Gret.
Ces notes sont destinées aux décideurs nationaux et régionaux, ainsi qu’aux autres organisations travaillant dans le domaine de la gestion des ressources naturelles et du foncier. Elles abordent les différentes conditions juridiques, méthodologiques et pratiques de la promotion d’une gestion concertée des ressources. Elles ont bénéficié du soutien du Comité scientifique du projet Negos-GRN, composé de chercheurs et experts de l’IRD (UMR Gred), du Hub rural, de l’IHEID et du Cirad, ainsi que d’un comité éditorial composé d’experts du Gret, du Laboratoire Citoyennetés et de l’IRD.
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